d) Un effet d'éviction
Il est plus intéressant de noter que PKR, avant l'ouverture, estimait que la France représentait près de 20 % de sa clientèle, alors illégale. Avec 14,2 % après l'ouverture, PKR estime avoir réussi, pour l'essentiel, à recouvrer ses joueurs français. B. Y A-T-IL DES DÉFAUTS DANS LA CUIRASSE DE LA LOI ? La fiscalité du poker : assiette, taux de prélèvement et TVA La taxation du poker mise en place par la loi de mai 2010 est vivement critiquée .
Les opérateurs, leurs consultants, les juristes des jeux d'argent et de hasard, les communicants, tous les professionnels nouveaux qui ont surgi avec la nouvelle régulation (les anciens sont plus discrets sur le sujet) sont unanimes pour en condamner les modalités et le poids, qui, selon eux, ont des conséquences nuisibles au développement du marché et pour les plus pessimistes, rendent plausible son déclin. a) Un mode de taxation des mises trop extensif Le système de taxation actuel, prélèvements sociaux inclus, consiste à prélever 2 % du prix d'entrée des tournois et 2 % des mises jouées en cash-game , avec une limite de un euro par main (dont 10 centimes au titre des prélèvements sociaux). Ce système inclut la taxation des mains pour lesquelles aucune carte commune n'est affichée, en opposition avec le principe fondamental du « no flop no drop » appliqué sur tous les sites en .com. Ainsi, même si tous les joueurs d'une table décident de « passer », une taxe est prélevée sur les « blinds » ( ie . Cette taxation d'une main même si aucune action de jeu n'a eu lieu choque les pratiquants. sur les joueurs en
Certains opérateurs ont d'ailleurs choisi de prendre à leur charge les prélèvements effectués par l'Etat dans ce cas de figure, pour répondre à la colère des joueurs s'agissant du non-respect du principe fondamental « no flop no drop ». C'est ainsi qu'Everest Poker a supprimé la cas casino anj taxe pre-flop le 20 juin 2011. Le système de taxation actuel, qualifié de « rigide et étouffant », n'apporte pas de réponse pragmatique aux réalités du marché du poker en ligne. Il contraint les opérateurs à avantager telle ou telle discipline en fonction de la rentabilité escomptée . Ainsi, le jeu à deux joueurs est délaissé par les opérateurs car il est moins rentable que les autres disciplines.
Du côté du joueur, les commissions prélevées par les opérateurs du « .com » apparaissaient déjà élevées. Avec le « .fr », la situation s'est aggravée. D'après les chiffres présentés par l'ARJEL, un euro déposé par un joueur génère en moyenne 23 euros de mises en cash game et 8 euros de mises en tournoi ; c'est ce qu'on appelle le « taux de recyclage ». Mais sur les sites en « .com », un joueur peut jouer environ deux fois plus en déposant la même somme. Conséquence directe pour les joueurs : alors que leur souci de progresser implique d'affronter les meilleurs joueurs, et d'envisager une évolution de leur niveau de jeu, ils en seraient empêchés par la fiscalité française. cash game des casinos
en dur Ces joueurs sont
Il en résulte une tentation permanente de s'évader du système à l'aide des nombreuses méthodes qui leur permettent de jouer dans le secteur illégal, en particulier le « virtual private network » (VPN), dont l'adresse IP située à l'étranger se substitue à celle du joueur et permet donc d'accéder aisément au monde « .com ». 5 à 10 % des joueurs utiliseraient ce procédé. Au-delà de l'aspect fiscal, ce système permet de participer à des tournois rassemblant plus de joueurs ou de rejoindre des tables de cash game à enchères plus élevées. Il semblerait que le recours aux VPN soit en augmentation constante, même s'il est difficile de quantifier cette évolution car la discrétion est la règle pour les joueurs qui l'utilisent. Une règle qui présente malgré tout des exceptions, avec par exemple le site français qui s'adresse directement aux joueurs de poker pour leur proposer l'accès aux VPN ainsi qu'une adresse postale au Royaume-Uni.
De même, à l'instar des contrevenants à la loi Hadopi, les joueurs savent utiliser des calculateurs, des bases de données, des tiers de confiance, des « tellers » ou des serveurs « proxys ». Alexandre Crouan estime que n'importe qui, sur Internet, peut trouver un tutoriel (sorte de « mode d'emploi ») pour accéder à l'offre illégale. Un nouveau moyen de contournement se développe, les « home games », qui permettent aisément de créer des parties privées en ligne. Inutile de dire que sur ces home games , le risque de se faire arnaquer est infiniment plus grand. On le voit bien, les moyens sont nombreux et aisés de déserter le marché légal pour peu que celui-ci reste moins attractif que le marché illégal ; en outre la technologie et la compétence des informaticiens du jeu ne cessent d'enrichir la panoplie de ces procédés. incités à sortir du
| Opérateur | Bonus sans dépôt | Bonus premier dépôt | Conditions de libération |
|---|---|---|---|
| Winamax | 10€ | 500€ | Points de fidélité |
| PokerStars FR | 20€ | 400€ | Mains jouées |
| Partypoker FR | 5€ | 300€ | Points de fidélité |
casino pour organiser ailleurs
| Tranche d'âge | Pourcentage | Jeu préféré | Budget moyen/mois |
|---|---|---|---|
| 18-25 ans | 22% | Tournois | 50€ |
| 26-35 ans | 35% | Cash Game | 100€ |
| 36-50 ans | 28% | Omaha | 150€ |
| 51+ ans | 15% | Stud | 80€ |
des parties privées et
ainsi échapper à la taxe.
| Mesure | Description | Obligation légale |
|---|---|---|
| Limites de dépôt | Plafonds mensuels de dépôt configurables | Oui |
| Auto-exclusion | Possibilité de s'exclure temporairement ou définitivement | Oui |
| Contrôle parental | Outils pour bloquer l'accès aux mineurs | Oui |
| Reality Check | Alertes temporelles pendant les sessions de jeu | Oui |